J'ai pu voir dans les derniers jours de l'exposition, la rétrospective de l'oeuvre d'Elisabeth Louise Vigée Lebrun  au Grand Palais. Je pensais, à juste titre, que cette dernière me plaîrait. Je ne parlerais pas de coup de coeur ou de véritable découverte, mais d'un joli moment passé tout en finesse et délicatesse.

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En effet, j'ai aimé le souci du détail, les couleurs, les tissus chatoyants des portraits réalisés par ce peintre. Par ailleurs, c'est son parcours qui m'a surprise : cette femme devait avoir un fort caractère pour choisir une voix destinée aux hommes, et pour survivre seule, sans son mari, à l'autre bout de l'Europe, après la Révolution française. Elle resta six ans loin de son pays natal, à peindre pour les nobles de la cour russe. Son style original pour l'époque, son carnet d'adresses, et sa maîtrise, étaient de parfaites cartes de visite. En outre, elle était reconnue aussi pour sa beauté, ce qui ne gâchait rien à l'affaire, je pense. Et avoir eu Marie-Antoinette comme protectrice devait forcer le respect des nobles européens.

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Je suis ressortie de cette exposition admirative et apaisée : c'est comme si la douceur de ces portraits s'était infiltrée en moi. J'ai vraiment découvert une artiste de grand talent, même si la peinture du XVIIIème siècle n'est pas ma préférée. Malgré l'enjolivement de certaines femmes pour que celles-ci fussent ravies, je les ai toutes trouvées raffinées et touchantes, naturellement. Peut-être est-ce dans leur teint légèrement rosé, ou dans la franchise de leur regard, mais Vigée Lebrun semble avoir capté, telle une photographe, une parcelle de vérité de ses modèles.

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