hunger games

Je suis allée voir le dernier épisode de Hunger games la semaine dernière. Autant dire que j'avais été bluffée par la qualité du premier volet : j'avais découvert une vraie profondeur à cette dystopie, que je pensais être seulement pour les adolescents. Dans un futur pas si lointain, les êtres humains sont regroupés dans des districts numérotés et vivent durement, alors que Snow, le dictateur, et tous ces sbires excentriques et cruels, se vautrent dans le luxe. Chaque année, sont organisés les "Hunger games", présentés par Snow comme une véritable fête alors que c'est une lutte à mort qui se prépare entre chaque jeune sélectionné au hasard dans chaque district.
L'ironie de certaines situations, l'idée de ce jeu de vie et de mort, l'inventivité dans la cruauté, le jeu de l'actrice principale (sans fioritures, ni sourires) interprétant Katniss, m'avaient vraiment captivée.

Le deuxième épisode, très attendu, avait bien fonctionné aussi : le jeu recommençait, plus terrible encore que la première fois. Tous les gagnants des jeux précédents étaient d'office sélectionnés et devaient s'affronter entre eux. Katniss, l'héroïne, revit donc le drame d'avoir à tuer. En filigrane, se dessine aussi depuis la fin de l'épisode un, une histoire sentimentale assez confuse entre elle et un autre gagnant, Peeta. A la fin de cet épisode, la révolte gronde, et Katniss, le Geai moqueur (c'est son symbole), en est la figure de proue...

hunger games geai

Autant dire que l'on attendait la fin avec impatience. Mais, trop gourmands, les producteurs ont décidé de couper le dernier volet en deux épisodes (comme cela avait été malheureusement fait aussi pour Harry Potter). L'avant-dernier m'avait un peu laissée sur ma faim, et je n'avais pas aimé cette idée de couper en deux le dénouement.

Le dernier volet gâche un peu le tout, je trouve : il y a de vraies lenteurs, malgré de bonnes idées (les pièges dans la ville, les personnages ambigus) et des maladresses (les zombies dans les égouts, semblables à ceux de jeux vidéos, et que l'on "sent" venir de loin; l'histoire d'amour enfin admise et avouée) qui écornent le reste. A tel point que plusieurs spectateurs autour de moi ont ri dans des moments supposés être émouvants, et soupiraient en réclamant la fin du film...

Je n'en étais pas là, et je n'ai pas forcément envie de garder cette image de la trilogie (devenue tétralogie), d'autant plus que j'ai envie un jour de lire les romans. Je trouve simplement regrettable d'avoir étiré à l'envi cette fin dans un but purement mercantile. En revanche, j'étais contente de voir Philip Seymour Hoffman dans son dernier rôle, et Julian Moore en fausse gentille...