Je sais bien que mon pauvre petit blog, noyé dans la masse, n'intéresse fort heureusement pas les fous couards qui ont décidé de tirer au hasard, et dans le dos de leurs victimes. Mais à mon tout petit niveau, je me dis que j'incarne fièrement ce qu'ils exécrent : je suis une femme libre, qui essaye de penser, qui goûte à la culture, qui doute, qui aime les arts et les lettres, qui ne s'aveugle pas bêtement.

C'est pour cette raison que je reprendrai le clavier demain ou après-demain, pour parler de ce qu'ils ignorent : la beauté, le patrimoine, l'art, qui nous permettent de mieux nous comprendre, et qui nous obligent, grand bien leur fasse, à être tolérants.

Je ne baisserai pas la tête, je ne plierai pas l'échine devant l'abjecte lâcheté dont ces hommes aveuglés ont fait preuve. Tous ces innocents ne doivent pas être morts pour que nous cédions à la peur. Celle-ci existe, ne nous en cachons pas. Elle est même nécessaire pour être courageux. Mais j'irai encore et toujours dans Paris, la tête haute, les larmes aux yeux parfois, affronter la bête immonde, au visage de l'ignorance et de la haine.

Je suis une femme debout, et je le resterai, pour ceux qui sont morts face contre terre.

Marianne pleurant