Je ne sais pas exactement dire à quel âge ni dans quelles circonstances j'ai entendu pour la première fois Une petit musique de nuit de Mozart. Pourtant, j'ai dû être frappée, car mon père m'a rapidement acheté la cassette audio (oui, c'est d'un autre âge) d'une version Deustche Grammophon. Je l'ai écoutée en boucle sur mon walkman pendant longtemps. A tel point que je connaissais chaque mouvement des instruments, chaque variation de rythme, chaque détail de cette composition, alors que je ne sais absolument pas lire une partition. Tout se faisait -et se fait encore- à l'oreille.

Les années ont passé, et les cassettes audio ont rendu l'âme. Les walkman sont devenus des objets collectors.

Il y a deux ou trois ans, j'ai voulu retrouver la version de mon jeune âge. J'avais en tête la couverture, ce qui m'a un peu aidée. Il s'agissait de celle-ci :

Mozart couverture

Mais il n'y avait pas le nom du chef d'orchestre, détail majeur dans ce type de recherches. Apparement, cette version n'a pas été rééditée en CD. Je me suis alors rabattue sur la sérénade dirigée par Karl Böhm, enregistrée une première fois en 1962 puis rééditée en 1976. De mémoire, elle est très proche dans l'interprétation : à la fois légère et imposante; pleine de vie et parfois angoissante de subtilité.

 

En effet, je trouve dans ces morceaux de la sérénade K525 , et dans les symphonies K550 et K551 du CD de Böhm, une force vitale incroyable, mais aussi, justement, des passages sombres qui contrastent merveilleusement. Mozart, comme quelques autres rares artistes, semble avoir compris la fragilité de l'existence, et s'y attacher à tout prix, passionnément...

Mozart Bohm

Et malgré les années, écouter ces compositions me fait toujours le même effet : je frissonne parfois; mon esprit s'agite; le passé refait surface; et je souris. Mozart a de surprenantes capacités sur mon cerveau. Et sur le vôtre ?

 

PS : il s'agit de mon cinquantième message sur ce blog !